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À quoi sert l'activation
Votre IFU identifie votre entreprise auprès de toutes les administrations financières. Pour la DGI, il est en plus actif ou inactif. Actif, il dit que votre entreprise est « connue » : elle figure au fichier des contribuables, celui des entreprises qui déclarent et paient régulièrement.
Ce statut est tenu sur C-FISC, la plateforme d'échange de données entre les administrations du ministère des Finances : impôts, douane, budget. C'est d'après lui que vos factures, vos importations ou les paiements que vous recevez de l'État subissent, ou non, un prélèvement.
Ce que coûte un IFU inactif
Attention
Tant que votre IFU est inactif, plusieurs prélèvements s'appliquent à votre entreprise :
- un acompte sur impôt (AIB) de 5%, requis sur chaque facture normalisée : la plateforme e-MECeF vous le fait payer d'avance, avant même de pouvoir valider ;
- 10% sur vos importations et vos exportations, prélevés par la douane ;
- 10% de ce que vous facturez à l'État, à un organisme public ou à une entreprise publique ou semi-publique (hors TVA) : votre client le retient au moment de vous payer.
L'AIB reste un acompte : vous le déduisez ensuite de votre impôt. Les prélèvements de 10%, eux, sont perdus : la loi les déclare dus « à titre définitif ».
Une fois actif, mon IFU le reste ?
Pas forcément. Des déclarations oubliées ou des impôts impayés peuvent le faire désactiver, et les prélèvements reviennent. Le chemin est alors le même : régularisez votre situation, puis redemandez l'activation.
Les conditions à remplir
La DGI pose quatre conditions :
- Être à jour de vos déclarations et de vos paiements. La preuve, c'est votre attestation de régularité fiscale.
- Avoir un siège localisable : une adresse que l'administration retrouve grâce à son QIP (quartier, îlot, parcelle), avec une enseigne ou une plaque professionnelle visible.
- Délivrer une facture normalisée à chaque vente de biens ou de services.
- Avoir un compte bancaire où déposer les recettes de vos ventes. Si ce n'est pas encore fait, voyez Tenir une comptabilité régulière.
Faire la demande
La demande se fait par écrit : une lettre adressée au chef du service de gestion du centre des impôts auquel votre entreprise est rattachée. Joignez-y :
- votre attestation de régularité fiscale ;
- l'avis d'imposition du bâtiment où se trouve votre siège, qui en prouve l'adresse ;
- si possible, des photos de votre enseigne ou de votre plaque ;
- un rapport des factures émises, tiré de la plateforme e-MECeF, ou quelques factures normalisées récentes ;
- et le relevé d'identité bancaire (RIB) de votre entreprise.
Au dépôt, le centre vous remet une décharge sur votre exemplaire de la lettre. Gardez-la : elle date votre demande, et c'est elle que vous présenterez pour relancer.
Vérifier que c'est fait
Aucun délai n'est annoncé. Pour savoir où en est votre IFU, ouvrez la page de consultation du statut de C-FISC et saisissez-le : la colonne « Situation du contribuable » doit indiquer ACTIF. Sur e-MECeF, l'alerte d'AIB disparaît de vos factures.
Si rien ne bouge, retournez à votre centre, décharge en main, et relancez.
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Plateformes
e-MECeF
Pour tirer le rapport des factures émises, à joindre à la demande
Ouvrir la plateformeC-FISC
Pour vérifier le statut de votre IFU
Ouvrir la plateforme
Textes de loi et références
Code général des impôts 2026, articles 132 et 135
Le fichier des contribuables, et l'AIB de 5% sur les factures normalisées de ceux qui n'y figurent pas
Code général des impôts 2026, article 133
L'AIB payé se déduit ensuite de l'impôt, au réel comme sous la taxe professionnelle synthétique
Code général des impôts 2026, articles 136 à 138
Un prélèvement de 10% sur les importations, les exportations et les paiements publics, perdu pour de bon
CatIS, fiche du système « Plateforme de gestion des contribuables » (CFISC-DGI-MEF)
C-FISC centralise et échange les données des administrations du ministère des Finances